Vacances de printemps : Relative stabilité et clientèles de proximité confortées

Sur base de l’analyse menée par l’Observatoire du Tourisme Wallon auprès des opérateurs touristiques de la Région (hébergements, attractions, mais également des Maisons du tourisme), entre le 31 mars et le 11 avril 2018, Je constate que si les vacances de printemps de l’année 2017 ont été excellentes, les vacances 2018 sont dans la moyenne de celles de 2016. 2017 avait bénéficié d’une météo plus clémente que cette année, où le soleil n’est apparu que durant la deuxième semaine. Seule exception, le week-end de Pâques qui enregistre des résultats similaires à 2017.

Hébergements

Avec un taux d’occupation de 44,2%, tous types d’hébergements confondus, on constate une diminution de 9,8% par rapport à 2017 mais une légère augmentation par rapport à 2016 qui comptait un taux d’occupation de 43,6%.

Le secteur de l’hôtellerie ne semble pas être impacté avec un taux d’occupation de 53,1 % (soit -1% par rapport à 2017). Les centres de tourisme social et les hébergements de terroir conservent un taux respectable avec 57,5% (-3,4%) et 55% (-4,5%). Par contre, les campings et les villages de vacances subissent la plus grosse baisse de fréquentation avec 26,2% (-13,5%) et 41,4% (-22,7%).

Sur base provinciale, la Province de Hainaut reste en tête avec un taux d’occupation de 56,7% soit un statut quo par rapport à 2016,  mais une grosse diminution par rapport à 2017 (-28,8%). Liège (-1,3%), le Brabant wallon (-10,6%), les Provinces de Luxembourg (-5,1%) et de Namur (-6,9%) confirment la tendance par rapport à 2017 et le statut quo, voir l’augmentation par rapport à 2016.

Attractions et Maisons du Tourisme

Sur l’ensemble de la Wallonie, la fréquentation des attractions n’a subi qu’une légère diminution, soit – 1,4%. La fréquentation des attractions « outdoor » reste stable (-0,5%) et celle des attractions « indoor » diminue plus sensiblement (-4,6%). Alors que toutes les autres provinces sont en baisse, le Brabant wallon progresse de 74. Il semblerait que certains domaines historiques ont particulièrement attiré les touristes en ces vacances de printemps.

Les Maisons du Tourisme affichent quant-à-elles une belle progression, soit + 11,3%.

La clientèle

Au niveau de l’hébergement, les principales clientèles étrangères sont composées des Néerlandais (18% contre 15% en 2017) qui optent prioritairement pour nos hébergements de terroir et nos campings et des Français (5% contre 6% en 2017) qui, quant à eux, préfèrent l’hôtel.

Au niveau de la fréquentation de nos attractions, c’est l’inverse. Nos voisins d’Outre-Quiévrain (9% contre 10% en 2017) devancent les Pays-Bas (8% contre 6 % en 2017).

Les Belges, tant pour l’hébergement (71%) que pour les attractions (73%), constituent le principal réservoir du tourisme wallon. Les Flamands constituent 38% de la clientèle belge pour nos hébergements et 28% de celle qui se dirige vers nos attractions.

Des chiffres qui confortent le Ministre dans sa politique de concentration des moyens de promotion sur ces marchés de proximité qui sont porteurs. 

Le Week-end Pascal

Le premier week-end des vacances de printemps a profité au secteur touristique.  Le taux d’occupation des hébergements était de 58,3%, soit un statu quo par rapport à 2017. Les attractions enregistrent, quant à elles, une hausse de 6%.

63% des opérateurs se disent satisfaits voire très satisfaits du week-end pascal. Ce sentiment positif diminue à 58% quand on interroge les acteurs sur l’ensemble des vacances.

Pour rappel, le tourisme en Wallonie représente 7,5 millions de nuitées dans les 6.040 hébergements touristiques recensés, pour une capacité de quelque 115.865 lits. La Wallonie, c’est également une fréquentation de près de 10 millions de visiteurs dans 310 attractions touristiques réparties en 3 pôles : culturel, naturel et récréatif. Le secteur pèse 6% du PIB wallon et génère près de 60.000 emplois non-délocalisables.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire