Sommet de la Grande Région: une Wallonie influente

Ce 30 janvier à Remerschen, lors du 16ème Sommet de la Grande Région, le Grand-Duché de Luxembourg a cédé la présidence politique de ce groupement européen à la Sarre pour les deux prochaines années.

En tant que Ministre wallon Délégué à la représentation à la Grande Région, je me réjouis des décisions prises durant la présidence grand-ducale. Elles permettent en effet de consolider les acquis obtenus sous la présidence wallonne de la Grande Région durant la période 2015-2016.

A savoir :

–        En application de la Charte de l’agriculture en Grande Région, adoptée à Libramont en 2016, l’adoption par le Sommet des Exécutifs d’une position commune sur la PAC. Cela traduit les priorités partagées des territoires de la Grande Région : un budget ambitieux maintenu à son niveau, deux piliers distincts et une simplification administrative significative. Par cette position commune sur la PAC, le Sommet concourt également à accroître la visibilité et l’influence politique de la Grande Région dans l’UE.

–        La signature de la Charte de la Forêt en Grande Région, dont René COLLIN avait pris l’initiative, à Ettelbruck, en juin 2018. Elle vise à préserver la multifonctionnalité de la forêt pour les générations présentes et futures, grâce au concept de « gestion forestière durable ». Cette charte permet également de  développer des synergies transfrontalières, notamment dans le cadre de la valorisation économique des ressources, des technologies et du savoir-faire dans la filière bois.

–        La place faite à la ruralité et l’équilibre territorial dans le Schéma de Développement Territorial de la Grande Région, en cours d’élaboration. Le SDT-GR traduit la stratégie de long terme de la Grande Région, prenant en considération l’ensemble des territoires urbains et ruraux pour une croissance harmonieuse.

–        Le soutien du Sommet à une meilleure prise en compte du Tourisme dans la politique de l’UE et le renforcement, soutenu des coopérations en matière de Tourisme en Grande Région, notamment par le biais de nouveaux projets de coopération confiés au GT Tourisme dont, la perspective d’une nouvelle Conférence ministérielle du Tourisme, après celle organisée en avril 2016 à Marche-en-Famenne sous Présidence wallonne.

Par ailleurs, j’ai aujourd’hui plaidé, pour à nouveau, intensifier les collaborations entre les partenaires de la Grande Région au travers de deux propositions, signe de l’influente implication de la Wallonie dans cet espace de coopération transfrontalier

–        La mise en place d’une taskforce « Patrimoine » au niveau de la Grande Région qui permettra d’entretenir entre les  acteurs concernés une dynamique ambitieuse à des fins touristiques et culturelles en valorisant le patrimoine dans ses dimensions matérielle, immatérielle, industrielle, urbanistique ou encore naturelle.

–        La création d’un Centre de Référence de la Ruralité en Grande Région. Ce centre, véritable laboratoire de la ruralité, est appelé à devenir un carrefour permanent d’échanges et de rencontres mais également un lieu unique où idées et projets seront proposés pour développer encore davantage le fait rural en Grande Région. A l’instar de la Grande Région, l’Europe continue de marcher et de progresser sur ses deux pieds, le pied urbain et le pied rural, dans l’équilibre et la complémentarité des villes et des campagnes. C’est notre modèle de société européenne qui fait notre spécificité, notre identité, notre qualité de vie et auquel nous voulons rester fidèles.

Pour rappel, la Grande Région est un espace de coopération transfrontalière qui comprend les territoires du Luxembourg, de l’ancienne région française de  Lorraine, de la Sarre, de la Rhénanie-Palatinat de la Wallonie et de la Communauté germanophone belge. Elle est composée de quatre pays, de deux espaces culturels, de trois langues, de cinq régions et compte plus de 11 millions d’habitants. Située au cœur de l’Europe, la Grande Région est également caractérisée par des flux permanents de travailleurs, de consommateurs transfrontaliers et constitue le plus grand marché transfrontalier du travail de l’Union européenne. Le but de ce partenariat est d’intensifier la coopération dans tous les domaines de la vie sociale et économique, au bénéfice des  synergies d’entreprises, du développement harmonieux des territoires, des partages entre les citoyens et de la qualité de vie de la population.

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