3 grands axes pour encourager la pratique sportive

 Jeudi 21 août 2014, au Centre Adeps d'Auderghem,  en présence de Nafi THIAM, médaillée de bronze à l’Euro de Zurich et de son entraineur Roger LESPAGNARD.

 Le sport…pour rythmer la vie

André Antoine a pu concrétiser une politique sportive ambitieuse en mobilisant davantage de moyens. Je veux consolider cette ambition et ouvrir de nouveaux chantiers pour amener plus de personnes au sport.

Selon le rapport européen sur le sport et l’activité physique de 2014, plus de 30% des Belges ne pratiqueraient aucune activité physique régulière.

Je souhaite augmenter la pratique sportive à travers 3 démarches : Encourager – Orienter – Protéger

Encourager

Je veux faciliter la pratique sportive pour tout un chacun. L’objectif est que les gens bougent ! Peu importe qu’ils soient en club ou non. Le joggeur occasionnel doit avoir autant d’importance qu’un sportif affilié. Un agora space remplit d’enfants qui jouent au basket ou au football, c’est aussi porteur qu’une équipe professionnelle qui s’entraîne sur un synthétique.

Mes propositions :

  • Mettre en place des programmes sportifs pour des publics spécifiques: diabétiques, cardiaques, obèses,…
  • Promouvoir des clubs omnisports. Le modèle du mouvement sportif actuel repose sur une multitude d’associations sportives, soit autant d’histoires et de particularités locales. Or, si cette incontestable richesse a pu faire le succès du sport depuis plus de 60 ans, force est de constater que ce modèle s’essouffle. L’évolution, notamment par l’essor que connaissent de nouvelles disciplines, entrainera une disparition de certains cercles et renforcera l’inévitable phénomène des fusions : économies d’échelle, rationalisation et optimalisation des infrastructures,…Pourquoi pas, dès lors, réfléchir à promouvoir des clubs rassemblant plusieurs disciplines sportives !
  • Labéliser les organisations sportives pour promouvoir la pratique libre du sport c’est-à-dire hors des structures : marche, joggings, randonnée cyclotouriste,…

Orienter

Il importe de mettre en place, au niveau scolaire, un outil permettant de détecter les talents en fonction des aptitudes des enfants. Il ne s’agit pas d’une idée élitiste tournée vers le haut niveau mais un moyen d’orienter un jeune vers telle ou telle discipline en fonction de ses envies et de ses aptitudes.

L’école doit développer, en collaboration avec les fédérations, des formations qualifiantes : entraineurs, dirigeants,… afin d’assurer la continuité de la filière sportive. Cette initiative vise à octroyer des compétences supplémentaires valorisables dans le secteur professionnel.

Mes propositions :
  • Je ferai adopter les arrêtés d’application nécessaires au décret Infrasports permettant dorénavant aux établissements scolaires de bénéficier de subsides pour construire ou rénover leur infrastructure à la condition sine qua none de disposer de clubs résidents ! Une avancée majeure. C’est une manière d’optimaliser l’utilisation des infrastructures.
  • Le professeur d’éducation physique occupe une place stratégique. En complément de l’annuelle visite médicale, je préconise d’instaurer, en concertation avec la Ministre de l’Enseignement obligatoire, un « certificat sportif ». Il ne s’agit pas de faire de l’élitisme ou de stigmatiser l’un où l’autre. Simplement, sur base de quelques tests, déterminer les éventuels points forts ou faiblesses de l’enfant. Le professeur, à titre informatif, remettrait aux parents quelques suggestions : telle ou telle discipline serait appropriée pour telle ou telle raison.
  • Mettre en place un label « école sportive ». J’inciterai les établissements scolaires à inscrire le sport dans leur projet pédagogique. Sur base d’un cahier des charges reprenant certaines opérations à mettre en place, les écoles recevraient ce label. Ce n’est pas à l’école de fabriquer des champions mais c’est à l’école de proposer un maximum de disciplines et de faire prendre conscience à nos jeunes qu’ils ont un corps et qu’il faut en prendre soin.

Protéger

Un premier pas a été réalisé avec le décret relatif à la prévention pour la santé dans le sport du 03 avril 2014, qui prévoit un certificat médical attestant de toute contre-indication à la pratique sportive pour les personnes qui font du sport dans le cadre d’une compétition.

Ce décret a pour objectif général de rechercher le meilleur équilibre entre l’accès au sport pour tous et l’encadrement médico-sportif adéquat et nécessaire à la pratique sportive. Il se fixe 3 objectifs :
  • Informer via une campagne de sensibilisation tant à l’attention des sportifs, cercles et fédérations qu’à l’attention des médecins.
  • Proposer un modèle de règlement médical qui devra être adopté par chaque fédération et qui contiendra des recommandations médicales générales et spécifiques, avec des obligations renforcées pour les sports à risques particuliers (hockey sur glace, football américain, etc.), les sports à risques extrêmes (base-jump, etc.) et de sports de combat (boxe, full contact,…). Les disciplines cataloguées à risques extrêmes devront également obtenir une autorisation préalable auprès de la Commission médicale pour l’organisation de compétitions.
  • Rendre obligatoire une visite médicale annuelle attestant l’absence de contre-indication pour tout sportif, y compris les mineurs, et ce pour la pratique du sport en compétition. Citons par exemple la participation à une course à pied avec classement final, un gala de boxe,… Pour tout sportif pratiquant son sport à titre de loisir donc sans compétition, une attestation sur l’honneur, sera suffisante.

Par ailleurs, un texte relatif à la lutte contre le dopage a été adopté en 2011 et devra être revu suite au nouveau code mondial antidopage adopté par l’AMA – Agence Mondiale Antidopage – en 2013.

 

La transversalité du sport est une approche qui doit nous permettre de converger vers la notion de bien-être pour que le sport puisse s’inscrire comme un élément fondamental tout au long de la vie de chaque individu.

Cette transversalité va s’ancrer en multipliant des ponts entre le sport et la santé, le sport et l’enseignement, le sport et le tourisme, le sport et la ruralité et bien sûr le sport et l’économie !

Une politique sportive se doit d’être globale, avec pour objectifs de faciliter et d’encourager la pratique sportive en prenant notamment en considération les nouvelles pratiques.

 

 

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