Pour un secteur bovin fort au sein de l’UE

A l’occasion de la présentation, par  le COPA – Comité des Organisations Professionnelles Agricoles- et la COGECA – Confédération Générale des Coopératives Agricoles européennes – de leur plan d’actions européen visant à garantir un avenir viable aux producteurs de viande bovine, j’ai rappelé combien  le secteur bovin est essentiel en Wallonie avec près de 9.000 exploitations.

Notre modèle repose sur une agriculture à taille humaine et familiale. Plus de 50 % de notre surface agricole utile est composée de prairies, autant de puits de carbone qui atténuent les conséquences du changement climatique.  Notre élevage bovin, qu’il soit laitier ou viandeux, est profondément lié au sol. Le rôle des bovins est, par conséquent, indispensable notamment pour l’aménagement du territoire et l’entretien des zones de prairies.

Nos productions respectent en outre de très hauts standards de production et par-delà, des normes élevées en matière environnementale, sociale et de bien-être animal. Des atouts non-négligeables pour une cuisine aux saveurs éthiques que la Wallonie, au travers de l’APAQ-W, met en avant via ses nombreuses campagnes de promotion auprès des consommateurs et du secteur HORECA.

L’événement, organisé à Bruxelles en marge du Conseil des Ministres européens de l’Agriculture de ce jour et dans le contexte notamment des négociations  EU-Mercosur, rassemblait outre le Commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, différents Ministres de l’Agriculture d’Etats membres tels que la France, la Pologne, la Croatie ou encore le Portugal.

Je m’associe au message du COPA et de la COGECA qui plaident pour le maintien d’une aide spécifique au secteur au travers de la PAC pour préserver la viabilité des exploitations, sources d’emploi et de développement en milieu rural. En outre, le secteur pointe la concurrence biaisée avec les pays d’Amérique Latine qui ne respectent pas les mêmes règles de production. Le Plan présenté préconise également la mise en place de diverses mesures à l’exportation – crédits, assurances, garanties à l’exportation – tout en développant, pour les éleveurs, les outils nécessaires à une meilleure gestion des risques.

j’ai mit en lumière l’introduction auprès de l’Union Européenne de la demande d’enregistrement de la dénomination « Viande de Blanc-Bleu Belge » en qualité d’Indication Géographique Protégée. J’ai également rappelé les outils mis en place pour soutenir nos agriculteurs au travers des aides au démarrage de groupements de producteurs  ainsi que le montant forfaitaire alloué pour la constitution de coopératives de transformation et/ou de commercialisation.

A l’instar du COPA et de la COGECA pour qui de nouvelles concessions dans le cadre d’accords commerciaux sont impensables alors que le Brexit n’a pas encore montré l’étendue de ses répercussions, je plaide auprès des instances européennes pour que l’agriculture ne constitue pas une variable d’ajustement dans le cadre des négociations commerciales en cours. Il en va de la qualité de l’alimentation produite dans une logique durable  et soutenable pour les 500 millions de citoyens européens  mais également de l’avenir de tout un secteur économique.

 

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