Peste porcine africaine : interdiction temporaire de la circulation en forêt dans le périmètre défini

J’ai signé un arrêté ministériel interdisant, jusqu’au 14 octobre 2018 inclus, la circulation en forêt, dans le périmètre de 63.000 hectares tel que défini par l’AFSCA et le SPW en accord avec la Commission européenne. Cette disposition temporaire a pour unique objectif de limiter la propagation de la peste porcine africaine.

Il est donc interdit à quiconque de circuler en-dehors des routes dans les bois et forêts au sens du code forestier. Des dérogations sont autorisées, dans la limite des seules interventions nécessaires à la gestion de la peste porcine africaine et dans le respect des mesures de biosécurité préconisées, aux personnes suivantes :

  • Personnel du département de la Nature et des Forêts ;
  • Personnel du Département de l’Etude du milieu naturel et agricole ;
  • Des titulaires du droit de chasse et de leurs gardes assermentés ;
  • Les propriétaires ;
  • Le personnel du réseau de surveillance sanitaire de la faune sauvage de Wallonie ;
  • Le personnel des services de police sanitaire;
  • Le personnel des polices locale et fédérale.

La mesure est adoptée dans la foulée d’une rencontre ce matin avec mes collègues du fédéral et du Gouvernement flamand avec le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité Alimentaire. M. Vytenis Andriukaitis a encouragé les autorités wallonnes à réduire au maximum les activités en forêts sur la zone concernée sur base de la gestion d’un foyer en République Tchèque considéré comme un modèle du genre. Le Commissaire a relevé la similitude des mesures adoptées entre nos deux pays.

Vendredi dernier, j’ai déjà fait prendre une série de dispositions visant à enrayer la propagation du virus:

  • L’interdiction de toute forme de chasse afin d’éviter une dispersion des populations de sangliers.
  • Le nourrissage du grand gibier est prohibé pour prévenir tout risque de concentration de population et donc de contamination renforcée par les allées et venues des gardes chasses particuliers chargés de cette mission.

A ce jour, 5 cadavres positifs ont été découverts à proximité les uns des autres et dans le périmètre déterminé.

J’ai donné, dès fin de la semaine passée, injonction à son administration de mettre en place :

  • Un plan de coordination efficace de recherche active des cadavres  sangliers pour délimiter avec précision le territoire infecté. Une collaboration des conseils cynégétiques est attendue pour leur expertise de terrain. Les consignes élémentaires seront rappelées :
  • Processus de désinfection au sortir de la zone contaminée
  • Le prélèvement et le transport des cadavres effectués exclusivement par une équipe ad hoc.
  • Les modalités possibles d’indemnisation dans le cadre des compétences régionales pour les secteurs touchés par le virus de la peste porcine africaine

Par ailleurs, les élevages porcins situés dans ou à proximité de la zone concernée ont reçu des directives et consignes de la part de l’AFSCA afin d’éviter tout contact avec le virus.

Je suis conscient du caractère contraignant des mesures adoptées pour endiguer la propagation de ce virus. La peste porcine africaine est un événement dramatique pour le secteur de la chasse, pour nos éleveurs, pour nos exploitants forestiers, les touristes et les secteurs d’activités qui en découlent comme l’horeca. Notre stratégie vise à enrayer le plus efficacement possible ce virus pour la reprise des activités dans les meilleures conditions possibles. J’en appelle à la vigilance mais également à la responsabilité et la compréhension citoyenne de tout un chacun. C’est pourquoi, demain, je rencontrerai avec le Gouverneur de la Province de Luxembourg les 14 Bourgmestres des communes concernées ainsi que les commissaires des zones de police afin d’assurer une communication optimale entre l’ensemble des acteurs qui constituent autant de solutions à cette crise. Une séance d’informations se tiendra dans la foulée avec entre autres le Ministre luxembourgeois de l’Agriculture, le Secrétaire d’État luxembourgeois aux forêts ainsi que les Président et les Préfets des départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle ».

Les mesures seront sous la loupe d’un monitoring constant afin de procéder à leur adaptation en fonction des réalités de terrain.

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