Non, les agriculteurs wallons ne boudent pas l’environnement !

Le Ministre wallon de l’Agriculture, René COLLIN, s’étonne du diagnostic posé par certains acteurs dans la presse sur les rapports qu’entretient l’agriculture wallonne, et donc ses agriculteurs, avec son premier outil de travail, l’environnement. Notre agriculture tournerait le dos aux méthodes agroenvironnementales et climatiques – MAEC-  qui consistent en la mise en place, en zone agricole, de pratiques favorables à la protection de l’environnement, à la conservation de faune et de la flore ainsi qu’au maintien des paysages.

 

« Les constats présentés, explique René COLLIN, constituent une compilation de raccourcis qui témoignent d’une lecture aussi rapide qu’erronée de l’évolution du taux d’adhésion aux MAEC. Ces dernières ne sont pas l’unique outil pour favoriser l’environnement au sein des pratiques agricoles. En outre, ce programme a évolué suite à l’adoption de la programmation 2014-2020 du Programme wallon de développement rural. En effet, certaines mesures volontaires et reprises comme MAE hier, sont devenues des variantes obligatoires pour l’ensemble de nos agriculteurs dans le cadre des surfaces d’intérêt écologiques et ceci, sans contreparties financières. C’est bien le cas pour la couverture hivernale du sol, qui représentait approximativement un quart de l’enveloppe annuelle allouée au MAE. L’intégration de certaines prairies extensives inscrites comme MAE dans le réseau Natura 2000 ont également impacté le nombre d’engagements de MAEC. Il n’en reste pas moins que les pratiques des agriculteurs sur ces prairies tiennent compte de la préservation de l’environnement et de la biodiversité ».

 

L’agriculture wallonne ne marque pas le pas, elle élargit son champ d’action en dehors du seul cadre des MAEC.

 

Le Ministre pointe quelques exemples concrets témoignant de l’engagement durable de notre agriculture en faveur de l’environnement :

 

  • La progression du bio wallon qui correspond à 11% de la surface agricole utile (81.087 ha sur 733.969 ha) et à 1 exploitation sur 7 (1.742 sur 12.739). La surface agricole bio a été multipliée par 4 en 15 ans. Le bio wallon représente 92% de la production belge ;
  • Le projet pilote « Générations Terre » mené par 3 Parcs Naturels en synergie avec les acteurs locaux sur +/- 45.000 ha pour améliorer la durabilité des pratiques agricoles ;
  • Le Plan Triennal de la Recherche de la Wallonie 2017-2019 visant notamment à rencontrer les aspirations citoyennes en matière d’environnement, de durabilité et de réponses aux effets du changement climatique, paramètre devenu transversal dans toutes les recherches menées ;

Les demandes d’engagement aux MAEC pour la campagne 2019 introduites à ce jour sont largement supérieures à celles validées en 2018.

 

 

« Par ailleurs, cette progression, explique René COLLIN, intervient à la suite des nombreuses modifications apportées à l’arrêté du Gouvernement wallon du 03 septembre 2015 relatif aux aides agro-environnementales et climatiques dont la portée est mieux adaptée aux réalités du terrain :

 

  • Une revalorisation financière à hauteur de 20 % pour plusieurs mesures telles que les cultures favorables à l’environnement, ou l’autonomie fourragère;
  • Une meilleure praticabilité des mesures avec entre autres une plus grande flexibilité pour la fauche des tournières enherbées;
  • L’intégration de nouvelles cultures sont admissibles dans le cadre des cultures favorables à l’environnement (chanvre, légumineuses fourragères, céréales de printemps, cultures sarclées avec désherbage mixte).

« Au travers de ces adaptations, je souhaite optimaliser l’utilisation de l’enveloppe de 147,5 millions d’euros prévue sur la programmation 2014-2020 pour financer les MAEC  mais aussi convaincre davantage d’agriculteurs à se mobiliser pour répondre aux enjeux environnementaux rencontrés sur les territoires tels que la préservation de la qualité de l’eau, de la biodiversité, des sols ou de la lutte contre le changement climatique ».

 

Pour renforcer l’accompagnement, la formation et la sensibilisation du monde agricole dans la mise en œuvre du programme agro-environnemental et du réseau écologique européen Natura 2000, René COLLIN a prolongé, en 2018, la convention liant la Wallonie à Natagriwal. La confiance témoignée à cette structure s’est accompagnée d’une augmentation de moyens pour arriver à 1,6 million d’euros.

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