Négociations commerciales UE-Mercosur: l’agriculture ne peut pas être la variable d’ajustement

Je tiens à exprimer mon inquiétude à la lumière des derniers développements de la négociation d’un accord de libre-échange commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, le Marché commun regroupant des pays d’Amérique du Sud dont le Brésil.

Les concessions envisagées par l’Union européenne, particulièrement en matière bovine et de sucre-éthanol, sont préoccupantes vu leurs effets négatifs potentiels sur deux des piliers de l’agriculture wallonne que sont l’élevage de bovins à viande et la culture de betteraves sucrières.

Dans ce contexte, je tiens à rappeler que l’étude de la Commission européenne de novembre 2016, sur les effets cumulatifs des diverses concessions commerciales octroyées dans les accords de libre-échange, a démontré les risques pour nos filières viandes. Par ailleurs les conditions sociales et environnementales qui prévalent dans certains pays tiers placent nos producteurs déjà dans des conditions de concurrence déloyale.

Sans pour autant remettre en cause les intérêts offensifs de l’Union européenne dans ces accords, j’attends des négociateurs européens que l’agriculture européenne et wallonne en particulier ne constitue pas, une nouvelle fois, la variable d’ajustement.

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