La Wallonie aux côtés de ses producteurs de fruits !

C’est au « Verger de la Chise », à Pietrebais, que j’ai rencontré le secteur horticole wallon durement touché par la période de gel qui a eu lieu durant la seconde moitié du mois d’avril.

A cet égard, l’IRM a rendu un avis le 20 juin dernier constatant un refroidissement significatif lors de cette période sur les trois variables prises en considération :

-l’intensité du gel pendant la seconde moitié d’avril ;

-l’intensité du gel 2017 au regard de la somme des températures enregistrées ;

– le nombre de jour de gel durant la seconde moitié d’avril.

La période de retour de 20 années est dépassée pour au moins une des trois variables. Les conditions économiques requises devraient également, sur la base des premiers constats rentrés, normalement être rencontrées : les dégâts globaux doivent dépasser 1,250 million d’euros ; les dégâts moyens doivent atteindre 5.500 euros par dossier et enfin l’intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale. Ceci devra être confirmé lors des deuxièmes constats à établir juste avant la récolte. L’intervention du Fonds des Calamités sera dès lors sollicitée.

Actuellement 154 producteurs répartis sur 58 communes sont concernés pour des dégâts aux pommes, poires, cerises, fraises et vignes. Selon les estimations actuelles, les niveaux de production attendue devraient s’élever à 25 à 30% d’une production normale pour les pommes, de 60 à 70% pour les poires et de 25 à 40% en ce qui concerne les cerises.

J’ai détaillé également une série de mesures pour venir épauler cette filière déjà durement éprouvée par l’embargo russe prolongé jusque fin 2018:

  • 200.000 euros seront dégagés pour permettre à l’APAQW de réaliser une campagne de promotion des fruits wallons. Elle se déclinera avec la complicité de la Fédération Wallonne Horticole.
  • 165.000 euros seront consacrés à la mise en place d’un projet de 2 ans destiné à encourager les producteurs qui s’engageraient à réduire davantage l’utilisation des produits phytosanitaires en vue du développement de filières horticoles comestibles de qualité différenciée.
  • Le renforcement des moyens alloués aux centres pilotes, structures actives dans le conseil technique aux agriculteurs, afin de garantir la poursuite de l’amélioration des pratiques culturales. 

Face aux difficultés du secteur qui dépassent le seul aléa climatique, je plaide également pour une diversification des variétés de fruits, soutenue par la recherche agricole, laquelle doit, dans ses nouveaux projets, intégrer le fait climatique comme un des paramètres majeurs.

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