La Politique Agricole Commune : notre avenir commun

J’ai pris connaissance des balises de la Politique Agricole Commune –PAC- post 2020 présentées ce mercredi par la Commission européenne. Cette dernière propose une évolution du cadre actuel dans un esprit de simplification et de modernisation. La Commission précise que les règlements pour matérialiser ce cadre seront proposés aux Etats membres avant l’été 2018. Toutefois, ce processus n’interviendra qu’après les propositions concernant le cadre financier pluriannuel.

Si la structure actuelle s’articule autour de deux piliers, les aides directes et les mesures de marché pour le premier et la politique de développement rural pour le second, la Commission propose un nouveau système d’application qui renforcera le processus de subsidiarité vis-à-vis des Etats membres. Chaque pays devra alors rédiger un plan stratégique, soumis à la validation de la Commission, pour expliquer comment il entend rencontrer les objectifs généraux de la nouvelle PAC.

Je prends note des nouvelles idées énoncées qui veulent assurer une approche plus calibrée des différents modèles d’agriculture. J’avais également plaidé pour un système plus équitable en intégrant la main d’œuvre dans le calcul des aides. Cette nouvelle approche permettrait de soutenir l’agriculture familiale et la force de travail derrière chaque ferme, en accordant une attention particulière aux jeunes agriculteurs.

Je resterai très attentif à la façon dont la Commission va traduire ces nouvelles idées, depuis les nouveaux actes de base jusqu’aux dernières lignes directrices.

Je regrette vivement le manque d’ambition de la Commission quant à la restauration d’outils de marché efficaces pour faire face, même de manière temporaire et limitée, à d’éventuelles situations extrêmes de marché.

Par ailleurs pour faire face aux nouveaux défis globaux auxquels l’Europe est confrontée, il faut s’assurer d’un cadre financier pluriannuel ambitieux, pour une Europe plus solidaire. «Ce n’est pas en rabotant les différents budgets que l’on pourra y arriver. C’est le moment pour l’Europe d’être volontariste et de trouver de nouvelles sources de financement . Les négociations relatives au cadre financier sont de nature à affecter le cadre proposé.

La PAC concerne directement 22 millions d’agriculteurs, 44 millions d’emplois issus des industries liées à la transformation, le commerce et les services des produits alimentaires et les 500 millions de citoyens européens qui doivent se sentir concernés par cet enjeu de société.

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