La Grande Région, moteur de développement !

Ce mardi 29 novembre à Marche-en-Famenne, suite à l’accord intervenu ce jeudi 24 novembre au sein du Gouvernement wallon, J’ai présenté 5 nouveaux projets retenus dans le cadre du premier appel à projets Interreg Grande Région. L’intervention FEDER (60%) pour les opérateurs wallons s’élève à 4.222.748,86 euros, complétée par un cofinancement wallon à concurrence de 2.111.374,03 euros.

Regiowood II

La forêt privée représente 50% des massifs forestiers en Grande Région. Or ces dernières sont gérées de manière inégale selon leur taille et la motivation de leur propriétaire. Ce qui ne va pas sans poser problème en termes de replantation et de régénération.

Le projet Régiowood II ambitionne d’assurer la gestion durable des forêts privées en mutualisant les compétences scientifiques du territoire.

Trois actions spécifiques seront mises en place :

  • Un outil permanent de monitoring au travers d’un suivi spatio-temporel des forêts. Ce dispositif permettra notamment d’identifier des zones critiques, c’est-à-dire celles impactées par le non-reboisement et/ou affectées par le changement climatique.
  • La mise en place de zones-pilotes pour la sélection des essences et l’analyse des pratiques sylvicoles.
  • La création d’un fonds transfrontalier à la replantation réservé aux propriétaires privés qui s’engagent à gérer durablement leur forêt.

DEFI-Laine

La laine de mouton est une ressource naturelle locale et renouvelable. Toutefois, la production lainière de la Grande Région est exportée en Asie. La plus-value liée à transformation est dès lors entièrement délocalisée. L’objectif de ce projet vise à permettre la création d’une filière structurante de la laine en Grande Région en conservant la maitrise de sa transformation tout en s’appuyant sur les expertises spécifiques de chacun des territoires : la laine pour la Wallonie, l’élevage ovin en Lorraine et le pôle textile dans les Vosges.

Les activités de transformation ambitionneront la conception de produits innovants notamment dans le domaine de l’écoconstruction ou de l’utilisation de la laine comme produit de substitution aux ressources pétro-sourcées.

Marketing touristique digital pour la Grande Région

Si l’offre touristique en Grande Région est pléthorique, force est de constater que les modes de consommation des clientèles ont évolué. Le projet vise dans un premier temps la réalisation d’une étude de marché afin de déterminer les comportements des différents publics. L’élaboration d’une stratégie spécifique devra en découler permettant de définir des contenus touristiques pertinents tout en accentuant les interconnexions entre les acteurs.

Cette stratégie permettra la réalisation d’outils marketing digitaux ainsi que d’une offre e-mobilité au départ de cartes digitales de la Grande Région.

Valorisation des milieux humides

Cette valorisation vise à renforcer et diversifier l’offre actuelle afin de construire une destination artistique et touristique attractive autour de nos tourbières et autres marrais. La désignation d’une compagnie professionnelle pour la gestion des aspects artistiques permettra, endéans les 3 ans, une programmation cohérente à l’échelle de la Grande Région.

Une sensibilisation aux enjeux européens de l’eau et aux milieux humides se développera au travers de jumelages scolaires entre établissements de la Grande Région. Des sensibilisations « grand public » par l’entremise de chantiers nature, d’ateliers culinaires et de conférences viendront compléter l’arsenal mis en place.

AGRETA

« Ardenne Grande Région, Eco-Tourisme et Attractivité » est le projet porté par les partenaires concerné par le GEIE « Destination Ardenne » visant à renforcer la marque « Ardenne » au sein de la Grande Région et bien au-delà.

Le concept « Ardenne » est en effet victime de l’émiettement de son image mais également de la concurrence de nouveaux concepts de tourisme environnemental.

L’Ardenne symbolise à la fois des espaces forestiers parcourus par des cours d’eau, une terre de bien-être mais également une zone qui a permis de concilier développement économique et qualité de vie.

AGRETA vise à poser un diagnostic quant à l’attractivité de « l’Ardenne » liée directement au tourisme vert et durable. L’évaluation de l’offre et de sa performance permettra d’établir un plan marketing,  qui reposera sur une offre territoriale mixant produits-services (parcs naturels, formation en e-tourisme,…) et forces immatérielles (forêts, qualité de vie,…).

Au-delà de la stratégie commerciale, le concept prévoit de sensibiliser directement les touristes grâce à une mallette pédagogique leur permettant de partir à la découverte du territoire (cartes, jumelle, loupe, fiches d’information,…), de développer des itinéraires équestres transfrontaliers mais également en accompagnant les professionnels du secteur touristique à endosser le rôle d’ambassadeur des Parcs Naturels de la Grande Région afin de développer le tourisme durable.

Ces différents projets témoignent de la plus-value Grande Régionale tant en termes d’échanges de bons procédés qu’au travers de la création de synergies approfondies entre des partenaires étroitement liés autour de projets communs. Les retombées attendues sont, en outre, transversales puisqu’elles déboucheront sur la consolidation d’emplois non-délocalisables, sur un renforcement de l’attractivité des différentes zones territoriales et ce, dans une logique durable tant d’un point de vue touristique, économique qu’environnemental.

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