La Grande Région, moteur de développement !

Le Gouvernement wallon a approuvé ce jour la sélection des 11 projets retenus dans le cadre du deuxième appel à projets Interreg Grande Région. Suite à cet accord, j’ai présenté les deux projets relevant de mes compétences.

I.    Aroma : Approvisionnement des restaurations hors domicile en produits locaux

Le projet a pour but de créer et de déployer les premiers services d’un organisme transfrontalier d’approvisionnement alimentaire local destiné à la restauration hors domicile (cantines, restaurants, restaurants de collectivités….) en Grande Région. Cet organisme aura pour but de mettre en réseau les acteurs des circuits de proximité et de les doter d’outils pour répondre de façon transfrontalière à la demande de plus en plus importante de la restauration hors domicile.

L’intervention FEDER (60%) pour les opérateurs wallons s’élève à 287.039,35€   complétée par un cofinancement wallon à concurrence de 229.631,48€. Les partenaires wallons de ce projet transfrontalier sont : Produits et marchés de Pays, la Province de Luxembourg et le Parc naturel de Gaume .

  FEDER Wallonie
Produits et marchés de Pays 82.039,35 € 65.631,48 €
Province de Luxembourg 103.750 € 83.000 €
Parc naturel de Gaume 101.250 € 81.000 €
Total 287.039,35 € 229.631,48 €


II. 
Autoprot : l’autonomie protéique des systèmes laitiers

Le projet vise à diffuser des pratiques et innovations permettant d’améliorer l’autonomie protéique des productions laitières de la Grande Région.

L’autonomie protéique, c’est produire des fourrages les plus équilibrés possible, riches en protéines produites et transformées sur l’exploitation pour nourrir les bovins afin de diminuer l’achat de compléments azotés. L’objectif est d’aider les agriculteurs à renforcer l’autonomie alimentaire des exploitations, réduire la dépendance aux intrants importés, mieux résister aux fluctuations des marchés des matières premières, d’améliorer la traçabilité des produits mais aussi de diminuer l’impact des exploitations sur l’environnement.

Tendre vers l’autonomie protéique a également des effets positifs sur l’agronomie. Les légumineuses (trèfle, luzerne, pois,..) constituent une excellente source de protéines et ont la capacité de capter l’azote atmosphérique, ce qui permet d’une part de réduire les apports d’engrais minéral et d’autre part d’améliorer les rendements des cultures suivantes.

L’implication des acteurs tout au long du projet doit permettre une évaluation critique et une appropriation de ces innovations par le secteur afin d’en accroître la compétitivité. Elle permettra aussi de pérenniser les échanges entre ces acteurs au-delà des limites du projet.

L’intervention FEDER (60%) pour les opérateurs wallons s’élève à 322.630€   complétée par un cofinancement wallon à concurrence de 204.704€. Les partenaires wallons de ce projet transfrontalier sont : le Centre Wallon de Recherches Agronomiques,  l’Association wallonne de l’élevage et le Centre de gestion du SPIGVA-Lux.

  FEDER Wallonie

Centre Wallon de Recherches Agronomiques (CWRA)

178.000 € 89.000 €
Association wallonne de l’élevage asbl 78.030 € 62.424 €
Centre de gestion du SPIGVA-Lux asbl 66.600 € 53.280 €
Total 322.630 € 204.704 €

 

Ces différents projets témoignent de la plus-value grand-régionale qui se traduit en termes d’échanges de bons procédés et de création de synergies approfondies entre des partenaires étroitement liés autour de projets communs. Les retombées attendues sont, en outre, transversales puisqu’elles déboucheront sur la consolidation d’emplois non délocalisables et sur un renforcement de l’attractivité des différentes zones territoriales dans une logique durable sur les plans touristique, économique et environnemental.

1 réponse

  1. Samuel

    Je suis très motivé par les projets de développement raisonné et durable, de cohesion sociale et territoriale.

    Personnellement, ce sont les échanges entre locaux que je trouve intéressant; ce qui a d’ailleurs fait l’objet de mon travail de fin d’étude. Mais bon, la diversification en circuit en court est un excellent moyen pour offrir plus de choix aux consommateurs, plus d’artisants par région et plus d’avantages tout court même si aujourd’hui, le contexte (contrôle, soutien, etc) autour de ce mode de pensée doit encore évoluer.

    Je suis Bachelier en agronomie depuis peu de temps, et ce qui me passionne aujourd’hui, ce sont les langues d’abord germaniques puis peu à peu un peu plus exotique. Grâce au plan Marshall, il est possible de réaliser une immersion luinguistique dans un pays émergeant comme la Chine ou le Brésil. Ceci dit, j’aimerais voir évoluer ce système vers une plus grande connection entre acteurs du monde agricole, dans le monde entier.

    Voilà faisons reconnaître la qualité de nos produits.

    Je vous remercie de votre attention.

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