AFSCA : René COLLIN en appelle à l’action et à l’urgence !

 A l’issue de la réunion de travail entre le Gouvernement fédéral, les Régions, les associations agricoles et les représentants des forces vives économiques du pays, le Ministre wallon de l’Agriculture, René COLLIN s’est dit particulièrement inquiet du brouillard qui persiste quant à la situation sanitaire de 50 élevages belges de poules pondeuses toujours bloqués.

Plusieurs éleveurs témoignent de leur désarroi devant la totale absence d’informations claires, ou même le silence de l’AFSCA. Le Ministre a ainsi évoqué un éleveur dont l’échantillon de contre-analyse a été rendu inutilisable, ou encore un autre cas où les échantillons ont été perdus dans un laboratoire hollandais.

Le Ministre COLLIN s’est dit outré de constater que sur les 50 élevages encore bloqués, 26 n’avaient pas encore fait l’objet de la moindre prise d’échantillons. L’urgence pour le Ministre est que l’AFSCA prenne toutes les dispositions adéquates, sans délai, pour finaliser le monitoring et les analyses de chaque exploitation bloquée.

Il est également aberrant qu’aucune harmonisation des résultats d’analyse ne soit établie entre laboratoires. Le Ministre rappelle qu’il est prioritaire, dans l’intérêt de toute la population et bien sûr des éleveurs et des entreprises de transformation et de commercialisation, qu’un message clair, rapide et fiable soit communiqué au plus tôt.

Concernant l’indemnisation des éleveurs, totalement victimes d’une fraude industrielle et des dysfonctionnements qui en ont suivi, René COLLIN a insisté, avec les associations professionnelles de tout le pays, pour que le Fonds Sanitaire fédéral puisse être activé en urgence ! Il appuie également toutes les démarches utiles qui devront être menées au niveau européen.

Il rappelle enfin, qu’outre le Helpdesk mis en place au service des éleveurs wallons, il a demandé l’activation d’une aide urgente auprès du fonds d’indemnisation mis en place par la Wallonie à l’ARSIA.

Enfin, il proposera au Gouvernement wallon de se constituer partie civile, tout comme l’Etat fédéral, ce qui permettra de faire valoir les intérêts de la Région dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes à charge des responsables de cette crise.

 

 

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